Sorti de l’affrontement des deux blocs, le monde d’aujourd’hui n’est pas meilleur parce que les pays dits « communistes » se sont effondrés. Ce qui c’est fait au nom de cette idée généreuse a été un désastre planétaire. Le capitalisme n’en est pas pour autant une perspective pour les sociétés humaines. La rentabilité financière comme mode de gestion des affaires privées et publiques à l’échelle de l’humanité, jusqu’aux quartiers, et ce dans tous les domaines (économique, social, écologique, culturel) ne permet pas de satisfaire les besoins des êtres humains dans leur grande masse. Il porte bien au contraire en lui, misère, régression sociale et morale, sacrifices, asservissement, malheurs, guerre, etc.
La crise financière mondiale est assez révélatrice d’un système économique qui démontre une fois de plus son obsolescence. A tel point, que s'il n'y avait pas les Etats pour voler au secours du marché, tout s'effondrerait. Depuis une vingtaine d'années on nous explique que c'est au marché de prendre les devants et d'organiser la mondialisation. On en voit les résultats aujourd’hui. En réalité aujourd'hui nous sommes devant une situation où s'il n'y avait pas les Etats pour voler au secours du marché, tout s'effondrerait. Le système est à bout de souffle, on n'a rien fait contre les paradis fiscaux et la spéculation l'a emporté sur la réalité économique.
Pourtant, l’humanité n’a jamais rassemblé autant de connaissances, de savoirs pour lui permettre un développement harmonieux. Les sciences, les technologies, les modes de communication, les capacités humaines, ont atteint des sommets de possibilités. Dans les domaines de la santé, de l’énergie, du développement durable, de la production des biens et des services et de l’agriculture, des techniques de transports, des médias et de la presse, etc. les progrès sont gigantesques.
Alors plus que jamais nous avons une responsabilité, nous les communistes de carte et de cœur. Celle de viser haut, celle de travailler à une véritable perspective de transformation sociale qui ne soit pas un simple re-sucer des vieilles recettes qui ont fait la démonstration de leur inefficacité. Celle de créer les conditions d’un rassemblement suffisamment large et pertinent tant sur le contenu des transformations à opérer que des outils politiques nécessaires à sa réussite. En un mot, un rassemblement qui donne toute sa crédibilité au combat émancipateur pour lequel nous luttons.

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