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05 avril 2008

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Voici les sites qui parlent de Rompre avec le bipartisme. :

Commentaires

mohamed

les pronostics de martelli etaient beaucoup plus pessimistes...il prevoyait une berezina electorale ...et la surprise tombe : le pcf a bien resiste...
au lieu de reconnaître ce fait politique reconnu pour une fois par tous les observateurs...certes cela n'efface pas le score de marie georges buffet mais permet quand meme de preparer le congres dans de meilleurs conditions... que fait martelli ? il pense que ce resultat est un element supplementaire dans son argumentaire pour sa nouvelle organisation de transformation sociale ...

Victor

Au motif de rompre avec le bipartisme, Martelli légitime le ralliement au PS des élus communistes qui voulaient sauvegarder leur activité militante. Je dis militante parce que je ne trouve pas de mot adéquat à ces façons de faire qui les ont décrochés de leurs électeurs : râleurs professionnels, à crier d’autant plus fort que leurs analyses n’offraient plus aucune portance.

Plutôt que le pseudo bipartisme droite / gauche, sorte de conformisme bourgeois moderne incapable de produire du changement social, je verrais plutôt d’autres clivages. Le oui ou le non à l’Europe est un de ceux-là. Je ne vois pas, chez les partisans du non, la capacité d’une « radicalité transformatrice ». Je pense qu’il y a davantage d’ouverture à cette radicalité dans un cadre européen élargi, y compris à la Turquie. C'est-à-dire un passage par le oui, tel qu’il a été souhaité par une majorité d’européens.

Mais effectivement, « si l’action gestionnaire ne s’adosse pas à une construction politique alternative ambitieuse, son effet reste(ra) limité ». J’aimerais trouver un autre discours dans le camp du non, j’aimerais voir s’exprimer ici d’autres voix que celle du retour à l’orthodoxie ou aux traditions qui ont généré ce que nous connaissons.

Ce n’est pas avec un pseudo bipartisme qu’il faut rompre, mais avec l’indigence intellectuelle, les luttes corporatistes, l’incapacité à formuler et à mettre en oeuvre une radicalité transformatrice.

JOINVILLE

Ce qui manque au PC c'est une idéologie. Dans ma jeunesse, l'époque ou le PC était le plus fort était l'époque où les communistes restaient à la porte des églises lors des enterrements.
La main tendue aux catholiques a tout changé.
Le PC a émasculé idéologiquement "son peuple".
Après le deuxième tour de l'élection présidentielle Roselyne BACHELOT vous a donné une magistrale leçon de philosophie politique en disant que "la victoire de SARKOZY est avant tout une victoire idéologique. Et elle a jouté qu'il n'y a pas de victoire politique sans victoire idéologique".
Mais vous êtes toujours les plus garnds, les plus beaux et les plus forts. Vous savez tout, vous avez tout vu et vous avez toujours raison. Alors continuez camarades. Il vous reste encore quelques immeubles à vendre.

Victor

L’idéologie n’est-elle pas ce qui fige un courant d’opinion ou ce qui fixait une classe sociale dans ses valeurs ?

N’y est-on pas justement, mais l’idéologie demande un travail d’analyse pour apparaître. Pouvez-vous dire en quoi elle fige le PC ou le PS dans un corps de principes ? Et peut-on encore dire que les principes du PC reflètent ce qui fixerait les valeurs d’une classe ouvrière ? La classe ouvrière n’est-elle pas souvent agrégée aux classes moyennes ou petites bourgeoises, ou encore si peu éduquée (le PC se targuait pourtant de le faire), qu’elle peut voter tantôt pour le PC, tantôt pour le FN ? Ou faire le choix du PS, comme beaucoup des dirigeants du PC dans la débâcle électorale qui se poursuit.

La vraie question n’est pas dans la défense des avantages acquis, mais du côté des plus pauvres, au sens le plus matérialiste du mot, du côté des exclus, qu’ils n’aient part à rien, sinon à leur misère, ou que leur parole ne soit plus entendue.

Ce qui manque me paraît davantage être dans ce que Marx a laissé de meilleur, l’analyse dialectique : aller au-delà des apparences, faire ressortir une aliénation que la majorité des gens ne perçoit pas, ou qu’elle néglige faute de croire que cela puisse changer, l’expliquer et trouver des moyens de prise sur ce réel occulté. Il n’y a quand même pas que Ségolène, notre Jeanne d’Arc du moment, pour soulever de l’enthousiasme, ou Coluche, pour entraîner ses concitoyens à la générosité. Si peut-être ? Encore un effort, camarades !

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