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La Gauche se cherche : Le débat de l'avenir !

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Après l’écrasante victoire de Nicolas Sarkozy et de la droite dans notre pays, l’idée d’une transformation sociale qui mette à mal le libéralisme (ou le capitalisme) a durement reculée. Toutes les formations politiques de gauche et tous ceux qui aspirent à un autre avenir s’interrogent. La démarche d’ouverture du président de la république dans les nominations d’hommes et de femmes de gauche à de grandes responsabilités politiques sème le doute un peu plus chaque jour. Pouvons-nous redonner l’espoir à ces millions de nos concitoyens qui ont un urgent besoin de changement ? Le débat doit se poursuivre. Je veux y participer comme beaucoup d’entre vous. Je reprends la publication sur ce blog des contributions que vous souhaiterez m’adresser et celles que je peux connaitre. Chacun peut donner son avis librement. Mais je souhaite pouvoir me forger ma propre opinion à partir de notre débat. Soyons donc constructifs. Si vous le souhaitez, cette rencontre numérique participera de la mobilisation que je vais engager dès la rentrée de septembre pour préparer les échéances qui viennent, quelles soient électorales ou pas. Amicalement et bon débat. Aujourd’hui je publie une contribution de Clémentine Autain postée le 18 juin 2007.
« Et maintenant ? On ne va pas se raconter d’histoire : la défaite est cuisante. En quelques semaines, la droite dure a donné le ton. Les annonces de réformes vont bon train pour faire vivre le projet ultra-libéral et autoritaire de Nicolas Sarkozy : redistribution des richesses au profit des plus riches, mise en concurrence généralisée, surveillance de nos libertés, casse des outils de l’égalité. La prétendue ouverture à gauche ou la remise en cause du droit de grève sont là pour alimenter un rêve : réduire en miettes la gauche, étouffer la contestation. Nous sommes et nous serons là, munis d’une bonne paire de pompes pour riposter face à chaque attaque, chaque régression. Mais contester ne suffira pas. Il est tout aussi urgent et indispensable de reconstruire une perspective. L’échec de la gauche n’est pas un accident et refermer, comme en 2002, le couvercle de la marmite en attendant le prochain train électoral serait désastreux. Les raisons de la défaite sont profondes : nous avons perdu idéologiquement et culturellement. Nos faiblesses ont impacté les repères politiques, les esprits, les espoirs. Cela doit nous secouer, sérieusement. La gauche, et singulièrement le PS, est au pied du mur, devant un choix d’orientation : faut-il accélérer la pente vers le centre et prôner une social-démocratie à l’eau de rose ou se ressourcer aux fondamentaux de la gauche pour s’attaquer à la logique capitaliste comme à tous les rapports de domination et d’exploitation ? En clair, correction à la marge de l’économie libérale ou remise en cause de la logique du profit à la faveur de laquelle règnent les tenants du capital et non les travailleurs ? Pas de scoop, vous connaissez ma conviction pour une refondation par la gauche. Mais prenons garde aux discours incantatoires ou donneurs de leçons : cette option ne va pas de soi, notamment en raison de la faiblesse des scores des candidatures de la gauche radicale et de la surprise électorale créée par le centre, rebaptisé Modem. Et pourtant, nous ne manquons pas d’arguments. La gauche molle, incarnée par Ségolène Royal, vient de perdre et les politiques sociales-démocrates menées en Europe - Angleterre, Allemagne, Italie… - ont échoué car elles ne permettent pas de changer les conditions d’existence du plus grand nombre. C’est ainsi que le divorce entre la gauche et les classes populaires se creuse. Et l’on voudrait nous faire croire que là se trouve la voie de la rénovation et de la modernité ? Par ailleurs, la contestation est bel et bien ancrée dans notre pays. Des grèves de l’hiver 1995 à la mobilisation contre le CPE, en passant par la campagne victorieuse du « Non » de gauche au TCE, aux luttes des salariés contre les délocalisations ou au réseau citoyen contre la chasse aux sans-papiers, les mouvements sociaux ont du ressort. Manque une traduction dans l’espace politique à proprement parler. Le paradoxe est là : le terreau de la radicalité existe mais il ne prend pas sur le terrain électoral. Enfin, qui a gagné l’élection présidentielle ? Un tenant de la droite molle, un candidat proposant de « sortir de l’affrontement bloc contre bloc » ? Non ! C’est un tenant de la droite dure, adepte de la rupture, qui a emporté l’adhésion et réussi à convaincre que la politique peut. Pour le battre, il ne faut pas courir après lui mais lui opposer, point par point, une autre logique. L’histoire le montre : la gauche victorieuse par le passé, c’est une gauche offensive, ancrée dans ses valeurs fondamentales. La gauche gagne et transforme quand elle offre une perspective aux classes populaires. Oui, cette droite mérite une bonne gauche. Et je ne vais pas passer ma vie à me lamenter des choix du PS, de ses erreurs passées, de sa droitisation, etc.… Prenons plutôt nos responsabilités. Cette gauche de gauche, source de majorité et de transformation sociale, c’est à nous de la construire. Encore faut-il balayer devant notre porte ! Car nous ne sommes vraiment pas aujourd’hui à la hauteur de la situation. D’abord, le travail de fond. En sortant des réflexes et des routines, il faut travailler à la refondation d’un projet de transformation sociale, et notamment à sa cohérence. Pas une succession de revendications, mais une vision du monde, prélude à la création d’une « intellectualité de masse », à une appropriation populaire de ce changement radical à gauche. Si sa colonne vertébrale est bien le dépassement du capitalisme et si l’ancrage dans le meilleur de la tradition du mouvement ouvrier doit être revendiqué, ce projet doit articuler des problématiques neuves : identités de genre, ruptures écologiques, exigences démocratiques, revendications urbaines, défis post-coloniaux…. Il ne doit pas s’agir d’une juxtaposition de propositions désarticulées mais d’une démonstration de la convergence de tous les combats émancipateurs. A nous de réinventer les mots pour le dire, pas seulement en contre (anti), mais dans un vocabulaire en positif qui rende compte de notre inscription dans le monde contemporain. Du sens, mais aussi de la crédibilité. Nous devons approfondir nos acquis pour que le partage des richesses, des pouvoirs et des savoirs ne soit pas qu’un slogan : leur traduction dans le réel est possible. Nous avons à convaincre sur comment transformer dans un contexte de mondialisation, expliciter quelles sont nos marges d’action. Enfin, l’enjeu du cadre politique permettant de porter cette alternative est évidemment crucial. Retenons au moins une leçon de cette présidentielle : la division est mortifère. Aucune sensibilité de la gauche d’alternative ne peut prétendre à elle seule représenter l’ensemble, être le centre de gravité de l’unité à construire. Nous avons besoin de fédérer et de frotter les apports des uns et des autres. La refondation ne se fera pas sans les communistes. Elle ne se fera pas non plus sans héritiers de la tradition trotskyste, sans écolos, républicains et socialistes authentiquement de gauche. Elle ne se fera pas sans l’apport de toutes les cultures et traditions de la gauche critique. Elle ne se fera pas sans les forces sociales et intellectuelles. Et surtout, sans ouvrir nos portes et nos fenêtres aux classes populaires et aux jeunes. De la mixité sociale, culturelle et générationnelle de nos espaces politiques dépend pour une bonne part nos réussites à venir. Rien ne sortira de neuf et de mobilisateur si nous fonctionnons à guichet fermé, obnubilés par les seules alliances entre tendances et sous-tendances organisées. Si nous nous engageons ensemble, nous serons alors en état de construire un autre rapport au PS, loin du rôle d’aiguillon éternellement minoritaire et de celui de porteur d’eau d’une majorité dont l’orientation nous échappe. Ce qui importe, c’est de trouver ensemble les voies pour que la gauche bien à gauche donne le la. Encore faut-il donner du contenu à cette orientation pour qu’elle ne soit pas qu’un « copié/collé » de formules ressassées - faute d’être re-pensées. La reconstruction d’une force large, populaire et source de majorité dans le pays est possible, j’en ai la conviction en dépit d’une conjoncture… assommante ! Si nous arrivons à sortir de l’esprit de rancœur et de vengeance que la dernière période a favorisé et dont rien de bon ne peut sortir. Si nous avons une lecture exigeante et non simpliste du rendez-vous raté de 2007. Si nous avons l’obsession de nous rénover, de nous moderniser, de nous ouvrir. La clé ? C’est probablement de se ressourcer au seul objectif qui vaille : être utile non à une chapelle ou à un homme -une femme - providentiel mais au peuple. Clémentine Autain »

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Commentaires

je suis outrée par le ralliement de certains responsables politiques socialistes à la politique de Sarko.De même qu'à l'approppriation de ce dernier à la mémoire de Guy Moquet,au fait aussi que par l'intermédiaire des médias de salir parallelement la mémoire de Che Guévara, comme si la lutte des classes était abolie et que tous devaient se réconcilier et s'incliner devant le veau d'or "inéluctable" de l'ulta libéralisme qui poursuit son oeuvre d'aliènation.Cloisonner les gens les empêcher de penser, de communiquer,les mettre en compétition,prôner la réussite individuelle en écrasant son collègue.Je ne crois plus à l'union de la gauche avec les socialistes sauf losqu'il s'agit de faire front contre le fascisme .Pourquoi pactiser avec ces gens là qui flirtent sans arrêt avec la droite?Ils nuisent à l'image des forces de gauche et je souhaite que le PCF les dénonce fermement.Je n'ai jamais été gauchiste et j'ai même milité pour l'union de la gauche et le programme commun.Maintenant c'est ASSEZ....Je n'ai pas apprécié le désistement de Dutoît en faveur de Gibraiel affilié à la mafia et qui pète de suffisance .Je pense qu'il faut oeuvrer pour un front antilibéral honnête sur des positions novatrices et se débarasser du réformisme qui en aucun cas ne répondra aux véritables intérêts des gens qui produisent les richesses.Actuellement on a l'impression de revenir avant 89 Taillables et corvéables à merci...Que la gauche se réunisse sur de véritales options de gauche .Comme dit le proverbe il vaut mieux être seul que mal accompagné.Plus que la droite et les mutations économiques le parti socialiste a infléchi l'audience du PCF .Comme dit J.Ferrat Hommes de cinquante ans qu'avez vous fait dU monde?Et il ajoute L'Avenir,L'Avenir ne sera pas maudit....Je compte sur vous.

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