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CULTURE DE L’ECHEC ET/OU ECHEC DE LA CULTURE ?

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Par Marc Lacreuse.

Question inconvenante : le geste qui consiste, pour le gouvernement Sarkozy, à « sauver » un ministère de la culture (et de la communication), est-il un geste de droite, est-il un geste de gauche ? et, maintenant : un geste du centre ? Doit-on y voir une concession tactique à une mobilisation syndicale toujours menaçante, ou bien la péripétie nouvelle d’un jeu de dupes témoignant du caractère inoffensif, pour l’ordre libéral, de ce qu’est devenu ce ministère au fil du temps ?

L’absence de tout débat sérieux à ce sujet lors de la campagne présidentielle aurait du nous mettre la puce à l’oreille : en dehors de quelques phrases fortes de Marie-George Buffet , mais trop rares et plaquées , lors de certains de ses meetings, il est devenu évident qu’art et culture n’avaient plus besoin d’être évoqués ou agités comme enjeux de société et de transformation sociale , pour la bonne et simple raison que, depuis longtemps, tout un pan de leurs émergences n’avaient plus rien à dire à ce sujet, en dehors de sauvegardes d’acquis professionnels et de prés carrés institutionnels. Les quelques signatures et cris jetés à la hâte anticipant sur le danger supposé et annoncé d’une disparition du ministère de la culture m’ont laissé très perplexe : en quoi aurait-il été a priori infamant pour la culture et l’art d’être associés à d’autres responsabilités publiques nationales, celle d’éducation nationale par exemple ? Ce qui est fait en Belgique de cet ordre est plutôt fructueux (nos amis belges ne vont-ils pas jusqu’à associer dans un même ministère éducation, culture, éducation populaire et mouvement associatif, diversité linguistique, aide à la jeunesse ? les incongrus !) ; ne vaudrait-il pas le coup un jour d’en débattre vraiment et, si possible, avec les principaux intéressés : les citoyens ? Que voulaient défendre au juste ceux qui anticipaient ainsi sur ce qu’ils jugeaient intolérable, régressif et dangereux , alors même qu’ils ont assisté jadis sans mot dire à la constitution « républicaine » du mauvais amalgame ministériel réunissant jeunesse , sports et éducation populaire , puis au lent enfouissement de cette dernière dans la périphérie et la marge de la responsabilité publique nationale ? Ne peut-on émettre l’hypothèse , forcément polémique , qu’il y avait là l’expression d’une sorte de corporatisme confortable se satisfaisant de voir ainsi extradé du Ministère de la culture , ( de la « vraie » culture ? ), les questions jugées incongrues et pleines d’altérités dont est encore porteuse l’éducation populaire , telles que la relation entre culture et monde du travail , culture et peuple , travail de transformation sociale de la culture, dépassement de la démocratie délégataire et pratiques de démocratie culturelle , place des pratiques amateures , citoyenneté des publics et plus encore des « non-publics » , émergences associatives militantes , etc. La nécessaire brièveté de mes propos ici ne peut que rendre ceux-ci caricaturaux. Mais j’appelle de mes vœux que partout où ils seront acceptés ( je veux parler des divers acteurs et collectifs de la gauche alternative ) l’hypothèse de l’existence d’un lien dialectique entre ce qu’il faut bien appeler une culture de l’échec ( politique ) pour la gauche et l’échec du travail de la culture soit non seulement posée comme telle , mais aussi travaillée, débattue en dehors de tout a priori et postures corporatistes . Je décèle pour ma part dans la dépolitisation savamment construite, depuis plusieurs décennies, de la question artistique et culturelle, et dont le ministère afférent constitue l’outil zélé , avec parfois des convergences inattendues, un moteur actif de cette marche forcée à la quelle nous assistons , vers cette « société du spectacle » sans plus d’alternative imaginable , et vis à vis de laquelle Guy Debord nous avait pourtant mis en garde en son temps, sans que nous voulions réellement l’entendre. Je crois qu’une gauche qui se veut réellement alternative ne pourra plus longtemps différer ce rendez-vous et cette confrontation, avec elle-même tout d’abord, avec la société contemporaine, et le « tout-monde » cher à Glissant.

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CAMARADES

UN site a visiter,et adivulguer MERCI

http://www.maxime-gremetz.fr/webmail

www.maxime-gremetz.com

SINGER Alain "communistes en somme" section de FOUILLOY CORBIE

Bonjour Frédéric,

Enfant de la cabucelle résidant à la belle de mai, je suis somme toute un enfant de...la 4è circonscription.

Etudiant en master de philo à Aix, je suis plutôt marqué (très) à gauche, proche d'un parti ne s'étant pas présenté dans ta circonscripion afin que celle-ci (espérons le) demeure sous l'étiquette étant sienne depuis Billoux...

Ce petit mot car je t'avais écrit un mail sur ta boite à l'assemblée (auquel je n'ai hélas jamais eu de réponse...). En gros, voici ma question : que proposes tu pour l'accès des jeunes issus de nos quartiers au supérieur ? Et, plus généralement, en matière d'éducation ?

Hésitant encore à voter blanc ou pour toi, j'avoue que cette question qui (pour des raisons que tu comprendras) me touche pourrait décider de mon choix.

Cela, tout particulièrement, sur un point : celui de l'inexistence de bourses sur critères sociaux pour des doctorants. Car, la logique d'attribution des bourses n'est elle pas merveilleuse ? Considéré trop pauvre pour pouvoir mener mes études aujourd'hui hui et étant boursier plein pot, je n'aurai plus droit au moindre cent dès septembre bien que je désire continuer mon cursus...

En effet, nous avons beaucoup entendu parler d'un revenu pour les moins de 25 ans (en ayant 24 je ne me sens plus visé...) ou pour les étudiants, mais les doctorants -qui, à mes yeux, sont des étudiants, non ?- sont toujours oubliés de ces questions là et n'en droit à aucune aide sociale alors que leurs frais, ne serait-ce que pour les bouquins nécessaires, sont démultipliés...

A moins que le fait qu'un jeune issu de quartiers populaires passant un doctorat soit considéré comme une anomalie, va savoir...

Merci donc de bien vouloir me communiquer tes idées

A bientôt

Franck

Franck,

Tout d’abord je te prie de bien vouloir m’excuser de ne pas t’avoir répondu plus tôt. Je reçois un nombre important de mails par jour et si je m’efforce de répondre à chacun, il peut arriver que certains mails passent au travers. C’est finalement positif que tu écrives sur mon blog, dans lequel je n’exerce pas de modération a priori. Ce blog est un espace de parole pour chacun.

La situation que tu connais est parfaitement injuste. En 2007, l’argent continue d’être un frein à la volonté de nombreux jeunes de mener à bien leurs études. Ce n’est pas acceptable. Chaque étudiant doit être libre de pouvoir préparer ou non un doctorat, quelque soit sa situation personnelle. Sinon, comme tu le dis justement, et comme c’est le cas actuellement, les jeunes issus des milieux populaires se voient refuser l’accès aux études supérieures. Où est l’égalité ?

Parmi les nombreuses propositions que je souhaite défendre à l’Assemblée Nationale, figure notamment l’idée de créer une allocation d’autonomie allouée à tous les jeunes en formation ou en insertion et un statut social garantissant de nouveaux droits : santé, logement, transports, culture. Ainsi l’accès à la sécurité sociale serait gratuit.

Je te propose d’en discuter ensemble, avec mon suppléant Nabil KADRI lui aussi enfant de la Cabucelle, et pourquoi pas avec d’autres étudiants qui connaissent la même situation que toi. A partir de ce travail collectif, nous pourrions élaborer une proposition de loi allant dans le sens d’une plus grande égalité. Qu’en dis tu ?

Amicalement

Frédéric,

Tout d'abord, merci de ta réponse qui me fait bien plaisir. Ta proposition semble en effet relever d'une impérative nécessité.

En discuter ensemble ? Ma foi, pourquoi pas ? Je trouve plutôt l'idée séduisante.

Si tu désires me contacter, je te laisse mon mail : franck.pacini@laposte.net

A bientôt,
Amicalement,

Franck

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