Espace Mistral : l’Estaque décolle.
Le premier arbre du projet Espace Mistral, tant attendu par les Estaquéens mais également par l’ensemble des marseillaises et les marseillais a marqué le début des travaux le 1er mars dernier. Cet aménagement proposera à terme des espaces verts avec promenade en front de mer, un jeu de boules, un espace ludique et une aire de jeux pour les enfants, ainsi qu’une ouverture sur le musée archéologique sous-marin. Cette plantation symbolique marque une avancée décisive. L’Espace Mistral est l’aboutissement d’un long processus d’aménagement du littoral. La concrétisation de ce projet, nous la devons d’abord à un travail partenarial constructif entre toutes les institutions : la ville et la communauté urbaine, le Conseil Général, le Conseil Régional, le Port Autonome. Au delà des acteurs institutionnels, je crois sincèrement que ce projet n’aurait pas vu le jour sans une participation active des habitants.
L’Espace Mistral, nous l’avons concerté une première fois en 1998 avec mon ami Guy Hermier. Depuis, les forces vives de l’Estaque se sont largement investies pour soutenir le projet. Et c’est tant mieux car ma politique qui n’a pas varié depuis 2001 c’est de considérer les habitants au cœur des projets. Je respecte ainsi mes engagements. Ce qui avait été élaboré avec Guy Hermier est aujourd’hui en cours de réalisation ou déjà réalisé. L’Espace Mistral, c’est aussi une grande victoire en vue d’offrir un accès à la mer aux habitants. Il s’agit là d’une revendication ancienne que nous avons portée ensemble. En effet les Quartiers Nord et l’Estaque sont depuis trop longtemps privés d’un accès direct à la mer. Nous accueillons le port autonome sur quasiment l’ensemble de notre espace littoral. Le Port nous ne le rejetons pas, nous en sommes même très fiers. Il est l’histoire de Marseille, il constitue ici un emblème fort. Il demeure un poumon économique de notre ville et continue de faire travailler directement ou indirectement quantité de Marseillais. Malgré tout l’emprise importante du PAM offrait jusqu’à présent peu d’espace au loisir, à la promenade, et finalement au droit à la qualité de vie pour tous les habitants de nos quartiers. Ensemble, avec les habitants, nous avons donc fait le choix de faire valoir ce droit à partir d’ici, de l’Estaque, site magnifique s’il en est, connu et reconnu dans le monde entier. Et nous avons gagné puisque la nécessité d’un accès à la mer est devenu un des objectifs prioritaires dans tous les projets du littoral. Cette victoire n’a pas été facile à obtenir, il a fallu convaincre, discuter, mais c’est finalement la raison qui l’a emporté pour le bien de tous les marseillais. L’Espace Mistral s’inscrit dans un projet plus vaste qui vise un développement harmonieux et ambitieux de l’Estaque, son embellissement, et l’affirmation de ce site comme un lieu agréable, conjuguant détente, loisir et qualité de vie. Dans cette perspective, nous avons déjà accompli beaucoup : les camions provenant de la carrière Lafarge évitent désormais le noyau villageois. Il nous reste à gagner l’ouverture du demi échangeur sur l’A55 en prenant les dispositions nécessaires afin d’éviter une urbanisation incontrôlée du secteur. Cette ouverture permettra notamment de débarrasser les containers qui défigurent nos quartiers pour les stocker sur le site de la carrière Lafarge. Dans la continuité du projet Espace Mistral, je suis favorable à une requalification du Chemin du Littoral, en aménageant par exemple des terre-pleins végétalisés au milieu de la chaussée afin de mettre en valeur le site. Je souhaite que la base nautique de la Lave, dont les financements ont été engagés, soit rapidement mise en chantier. Et j’ai déjà soutenu auprès du Port Autonome qu’une promenade en bord de mer puisse relier l’Espace Mistral à la Base Nautique. Enfin, je voudrai évoquer une autre opération qui est celle du développement de la plaisance et de création de nouveaux anneaux à l’Estaque. Je suis ouvert à tout type de projets, vous le savez. Mais je serai extrêmement vigilant à ce qu’un projet en ce sens ne dénature pas le site et soit orienté vers une plaisance populaire, qui pérennise l’âme Estaquéenne. Et je l’assure d’ores et déjà aux habitants ; ils seront concertés et c’est ensemble que nous validerons le projet. Oui le littoral Estaquéen mérite un projet d’ensemble qui mette en valeur les atouts exceptionnels du site, et dont la finalité doit être la qualité de vie. Un tel projet ne saura se faire sans ses habitants.


Bonjour Monsieur,
Je suis chauffeur de bus depuis 5 ans sur la ligne 32 RTM.
Je voudrai vous dire que la RTM et la ville de Marseille me fait transporté les gens comme de la merde se n'est plus des bus m'est des bétallières j'ai honte d'entendre parler d'intégration et de devoir vendre des titres de transport pour de pariel prestation. ET LA RTM NI LE PROBLEME UNE TEL POLITIQUE ME DEGOUTE.
Cordialement.
Rédigé par: PHI | 15 avril 2007 at 14:51
PHI , je partage votre coup de gueule. Il est totalement justifié. D’ailleurs, j’ai lancé un travail de concertation de la population des quartiers nord de Marseille pour dégager ensemble les priorités en matière de transport en commun. Au-delà des rencontres directes avec les habitants de mes arrondissements, j’ai tenu trois réunions publiques sur cette question dont celle du 16 mars dernier à l’Estaque. Les habitants ont confirmé vos propos ci-dessus. Les représentants de la RTM qui étaient présents ont dus répondre, ainsi que l’élu de la majorité de JC Gaudin membre de la commission transport de la Communauté Urbaine. Les uns comme les autres ont annoncé que le remplacement des véhicules actuels particulièrement dégradés étaient prévu. Pour quand ? C’est toute la question. Alors, vous pouvez compter sur moi pour être à vos cotés pour faire pression sur le Maire de Marseille afin d’obtenir rapidement satisfaction. Très amicalement.
Rédigé par: Dutoit Frédéric | 15 avril 2007 at 17:36
caca prout la RTM !!
pipi boudin trilili ? hein ?
éh bin jvé vous dire:
popo lala crotte didou bite caca ...
TCHAO
Rédigé par: mon nom | 31 mai 2007 at 19:16
j aimeraisavoit si dan,s la projet il ya ura quoi exactement et si il y aura des resta
urants etcc a l interieur du park ??,
Rédigé par: sami | 24 novembre 2007 at 15:29
Je ne comprends pas pourquoi la nécessité impérieuse de gagner sa vie, avec en outre, l'obligation de conserver son emploi dans une conjoncture ou la précarité est souvent de mise ,devrait forcément impliquer l'accomplissement d'une carrière professionnelle, en l'occurrence comme conducteur de bus, en subissant des brimades caractérisées par de la violence verbale ou quelquefois physique? Comme si on voulait faire payer en retour à l'agent, le fait qu'il n'appartienne pas à la communauté grandissante des victimes de l'exclusion sociale et économique.La différence de statut social étant perçue comme une injustice.
J'ai la sensation absurde, mais tout à fait justifiée, que l'unique fait d'être au volant du bus, constitue le seul mobile à l'attitude vindicative de certains individus.A mon sens, l'origine de ce phénomène est du domaine de l'irrationnel, parce-qu'il n'a aucune cohérence apparente.
Notre vécu est d'autant plus douloureux, que les intermittentes agressions que nous avons à subir dans l'exercice de ce métier, ne suscitent guère de compassion à notre égard, au contraire, certains auront tendance à les approuver .Cela parce-que l'on nous perçoit souvent comme des pseudos travailleurs qui méritent qu'on leur inflige quelques "brutalités".
Ce qui confirme mes propos, c'est que quelquefois, lorsque certains utilisateurs de l'autobus subissent une contrariété, ils nous disent : "c'est pas étonnant que vous vous fassiez agresser, vous les chauffeurs".Ce qui veut dire qu'il est" légitime" que l'on nous tabasse.
A la Régie des transports marseillais, il n'y a pas que les chauffeurs de bus qui sont à l'origine de l'image de leur entreprise. Les responsables qui gèrent le fonctionnement de cette dernière, peuvent également être le vecteur d'une bonne ou d'une mauvaise image, et leur comportement est à mon sens bien plus déterminant sur l'opinion du public lorsqu'il juge l'efficacité de la RTM. Mais cet aspect des choses passe quasiment inaperçu.Certes, par anticipation, on juge souvent la vitrine pour se faire une idée globale d'un établissement...et quelquefois aprés avoir expérimenté les services du commerçant, on s'aperçoit que le gérant n'est pas à la hauteur des espérances que suscitaient sa devanture.Dans ce cas, même si effectivement ,des efforts quotidiens sont accomplis afin de rendre la vitrine commerciale, la boutique dans son ensemble finira quand même à avoir mauvaise réputation.
En terme imagé, je dirais que le lampiste se prend le boomerang dans la gueule, alors qu'il ne l'a jamais lancé..En effet par un processus naturellement perverse, le chauffeur qui ne l'a nullement envoyé, se trouve néanmoins impacté par l'objet tournoyant, ce qui préserve de son singulier effet, la personne qui l'a projeté dans les airs et qui devrait, logiquement le recevoir.
La notoire agressivité de certains usagers de la régie des transport marseillais envers leurs conducteurs de bus, est à mon sens, alimentée par l'incurie de la communauté urbaine de la cité phocéenne, dans son rôle d'autorité organisatrice de la régie.En effet, une partie de la population marseillaise qui se trouve tributaire du service de la RTM, et qui est frustrée par les carences de cette dernière en matière de ponctualité et de fréquence de son trafic d'autobus, répercute son ressentiment de l'attente prolongée aux arrêts, sur les représentants de la RTM, en l'occurrence, le personnel affecté à la conduite des autobus.Au volant du bus,à chaque fois que nous sommes retardés par les embouteillages, cela génère des tensions parmi les gens qui attentent aux arrêts.Lorsqu'ils montent sur la voiture, souvent certains passagers nous regardent en chien de faience,ils nous remettent leurs pièces en tapant sur le monnayeur.Certains nous disent: vous êtes en retard!! vous ne respectez pas les horaires!! nous allons travailler!! ce n'est pas normal!!Parfois un individu veut se "venger" d'avoir attendu, en appuyant sur le bouton d'arrêt demandé systématiquement sans que personne ne veuille descendre, histoire de faire travailler ce fainéant qui conduit le bus.Le chauffeur est donc responsable des problèmes de circulation sur marseille. Cela a les mêmes effets sur le personnel que le harcèlement moral.
Je ne m'explique pas pourquoi certains marseillais ne comprennent pas et n'admettent pas que les bus de la régie des transports de la cité phocéenne puissent être en retard sur leurs horaires de passage.En effet, nul besoin d'une réflexion poussée pour percevoir les problèmes auxquels sont quotidiennement confrontés les chauffeurs de bus lorsqu'ils accomplissent leurs parcours dans les rues de marseille. Les voies de cette ville sont quotidiennement affectées d'inextricables embouteillages alimentés par un concert d'incorrections sur le plan civique et suscité par un manque de répression des pouvoirs publics locaux.En outre, les "raleurs de l'absurde", qui ne comprennent pas les raisons des perturbations au niveau de la régularité de passage des bus de la RTM, font quelquefois subir leur colère aux conducteurs de la régie...peut-être que certains utilisateurs des autobus pensent que les traminots marseillais sont pourvus des extraordinaires dons, du célèbre magicien "David coperfield"? et qu'ils ne s'en servent pas pour solutionner les problèmes de circulation...
D'autre part, la présence d'effectifs de police spécialisés dans la surveillance des transports urbains de la ville, étant nettement insuffisante, pour ne pas dire inexistante,outre de laisser le réseau dans l'insécurité, cela a pour effet d'inciter des chauffeurs à se défendre eux-mêmes, face aux délinquants.Au risque qu'ils s'exposent à la violence et à une application sans interprétation de la législation par l'institution judiciaire, susceptible de générer des sanctions injustes avec une situation de légitime défense de l'employé.En effet, à la suite d'une bagarre entre un usager de l'autobus et un traminot, pour que le parquet n'engage pas de poursuite à l'encontre de l'employé, il faut vraiment que ce dernier se soit fait salement amoché par son assaillant avant de répliquer.De telle sorte que les différentes autorités, interne à l'entreprise et de justice, ne puissent se tromper de victime..
La régie des transports de marseille est quasiment obligée de faire allégeance à une certaine population.En effet,il n'est pas rare que dans certains quartiers sensibles de la cité, une horde de jeunes gens, qui non contents d'être transportés sans s'acquitter du prix de leur place, ont la volonté manifeste d'assujettir le chauffeur, que l'isolement rend visiblement vulnérable, à une liste non exhaustive d'exigences illicites ( montée et descente de l'autobus en dehors de l'arrêt suivant le désira ta de chacun, musique forte, gesticulation, conversation à voix haute, cigarette allumée, on se lève pour descendre aprés avoir fini sa conversation ,alors que le véhicule est l'arrêt désiré porte arrière ouverte, et que les derniers passagers en attente de descendre l'ont fait depuis pas mal de temps..) Devant une éventuelle humeur de mécontentement du chauffeur, alors on l'insulte, on le menace, ou bien on le lynche.
Par ailleurs,un jour alors que je circulais au volant d'un bus dans le couloir réservé, une voiture particulière y fit irruption, coupant le devant de mon véhicule.Une collision bénigne s'ensuivit.L'automobiliste véritablement furieux descendit de son véhicule en hurlant des insultes, menaces et obscénités, puis vint me cracher au visage par la fenêtre du bus restée entrouverte, se précipita dans sa voiture et s'en alla rapidement en se gardant de faire les papiers.Cette agression n'est pas un cas isolé.Personnellement, j'en ai subi quelques-unes.Chaque fois, la hargne et la haine étaient présentes et inexplicables.Naturellement, le même sort est aussi "réservé" à bon nombre de mes collègues chauffeurs de bus.
D'autre part, les préjugés à l'égard des chauffeurs de bus marseillais sont légion,ces derniers sont censés être en tous points, des travailleurs protégés par rapport à la majorité des autres.Pour beaucoup de marseillais, ces salariés sont des fanfarons, des fainéants et des bons à rien.C'est bien triste de travailler avec une telle considération, la motivation s'est évaporée depuis longtemps.Notre salaire estimé confortable par nos détracteurs, qui pensent que notre rémunération ne correspond pas à notre niveau de compétence,évalué en deça de celui requis pour ce traitement salarial.Cela rend certains, envieux, haineux et agressifs.
(conducteur de bus depuis prés de 30ans à la RTM)
Rédigé par: dennis | 12 février 2008 at 18:30
Je me permets de rajouter un commentaire.Merci.
A mon humble avis, la spécificité du contexte de travail et environnemental des traminots de la régie des transports marseillais, explique en partie, l'instabilité chronique du climat social qui plombe l'activité régulière de leur entreprise (Les traminots marseillais ayant souvent été, par le passé, les plus déterminés de tous les autres réseaux de transport urbain de l'hexagone, à accomplir des mouvements sociaux). A moins que ces personnels dont le job est de conduire les bus, soient d'une nature puérile, de telle sorte qu'ils sont rebutés par le travail et préfèrent en outre, perdre le bénéfice de leur salaire. En effet, même si le détail de ses revendications ne va pas toujours dans ce sens, j'ai le sentiment que le malaise profond de cette corporation trouve sa source dans sa confrontation avec une certaine partie de la population marseillaise à la nature délétère.De façon assez régulière, vient également se greffer,l'apparente volonté pernicieuse de certaines personnalités locales de la cité phocéenne à l'encontre des agents de la régie, en terme d'image, pour des raisons démagogiques.Ce qui n'atténue pas l'hostilité de certains individus envers les les chauffeurs de bus marseillais. Et d'autre part, ce qui est de nature à démotiver les agents de conduite, c'est la traditionnelle ignorance des pouvoirs publics locaux vis à vis des très importantes difficultés de circulation des véhicules de transport, toujours en butte au déferlement du stationnement sauvage sur leurs voies de circulation, ce qui les empêche d'être fiables en terme de ponctualité pour leurs utilisateurs.Lesquels, finissent d'ailleurs par se lasser des attentes prolongées aux arrêts...et de s'en détourner.Engendrant par là-même, un manque à gagner substantiel pour la recette de la régie.
Voilà qui n'est pas de nature à permettre une réduction de la subvention d'équilibre destinée à la régie des transports de la ville. Aide économique, bien évidemment issue de la contribution publique locale.
Ce qui n'empêche pas la communauté urbaine de Marseille de faire preuve de mesquinerie envers les traminots marseillais. En effet, des décideurs ont estimé que la marge de temps qui permettait quelquefois aux chauffeurs de bus de souffler quelques minutes au terminus, revenait trop cher à la communauté urbaine, et l'ont supprimée.Dans la situation antérieure à cette initiative, ces quelques minutes supplémentaires donnaient la possibilité aux bus de la RTM, d'accomplir dans les délais, leur parcours aux heures de pointe.Ce qui n'est plus le cas avec le temps théorique actuel alloué aux bus pour boucler leur itinéraire.Il n'a pas été tenu compte de la fluctuation à la hausse de la densité de la circulation aux heures de sortie des bureaux.Cela va avoir à l'évidence, une incidence très fâcheuse sur les conditions de transport des marseillais.Il est à noter que cette restriction rentre dans le cadre d'une restructuration du réseau de bus qui consiste à réduire les voitures en service, par rigueur économique suite aux dépenses colossales liées au chantier de la réalisation du tram, et à la volonté de transfert de la clientèle des autobus sur ce nouveau moyen de transport, qui ne dessert au demeurant qu' un seul secteur de la périphérie de l'agglomération marseillaise..
Je suis outré par l'attitude de la police marseillaise.Les gardiens de la paix ou autres CRS, sont prompts à réprimer les chauffeurs de bus, souvent pour des peccadilles; et en même temps , cette autorité publique ferme les yeux sur les contrevenants qui gênent ou empêchent la progression normale des autobus, en plaçant les conducteurs de bus dans des conditions de travail d'une extrême difficulté, et les exposant anormalement au risque d'accident impliquant leur véhicule.
Nous constatons souvent avec mes collègues conducteurs de bus, que les fonctionnaires de police marseillais ont une certaine incompréhension vis à vis des impondérables inhérents à la conduite urbaine des véhicules à fort gabarit comme les bus de la RTM. Lesquels, indépendamment de la volonté des chauffeurs, peuvent se trouver placés en porte à faux avec le stricte respect de la réglementation. En outre, la police marseillaise intègre vraisemblablement les préjugés locaux traditionnels sur les traminots.Par conséquent, ces messieurs, dames, qui incarnent l'autorité publique, n'ont pas du tout envie d'être indulgents envers les chauffeurs de la régie, même si les conditions de leur travail sont particulièrement difficiles. Difficultés auxquelles les policiers contribuent, par leur passivité à réprimer le stationnement sur les voies de circulation des bus.
conducteur de bus
Rédigé par: dennis | 12 février 2008 at 19:05
L'autre jour, une ignoble agression a été perpétrée en deux temps, sur un conducteur de bus de la régie des transports marseillais.En effet, les infos rapportent qu'un individu, à qui l'agent de conduite faisait une simple réflexion pour lui indiquer son obligation de payer, lui à porté un coup de couteau, le blessant sous le bras.Puis un moment après avoir laissé à terre le traminot sanguinolent, son assaillant accompagné de quelques autres hommes armés de barres de fer, a retourné sur le lieux de son méfait en réitérant son acte barbare sur sa victime gisant encore au sol, lui infligeant cette fois-ci des coups sur le corps. En me basant sur mon expérience acquise pour avoir côtoyé le public marseillais pendant prés de trente ans au volant du bus de la RTM, j'ai la conviction que certains usagers de la régie des transports, habitués à la répétitivité de ce genre de fait divers, intègrent ces actes ahurissants commis sur l'agent, comme l'un des aspects de la profession de conducteur de bus, qui se trouve être normal. Ce qui induit que ça n'émeut pas plus que ça. En outre,l'indifférence est accentuée, parce-qu'il est perçu à travers l'inconscient collectif, qu'un tel déchaînement de violence envers les chauffeurs de bus, est la conséquence des "provocations" de ces derniers.En effet, il passe inaperçu dans l'esprit de certains individus enclin à être hostiles, le fait qu'eux-mêmes confondent les agresseurs de chauffeurs, avec leurs victimes .( c'est ce qui s'appelle faire une projection).Par ailleurs et en l'occurrence, pour revenir à l'agression que j'ai décrite, il est de toute évidence absurde de vouloir commettre un homicide pour une remarque, au demeurant parfaitement légitime. Cela étant, pour sa sécurité, le chauffeur n'aurait pas dû rappeler à l'ordre le fraudeur, même si sa fonction le requiert. A la suite de cela, certains marseillais ne manqueront pas de signifier que la victime aura dans une certaine mesure, cherché, voire mérité son agression.L'atteinte à son intégrité physique et morale étant éludée.En effet, les circonstances déterminant les responsabilités d'une éventuelle rixe entre traminot et tierce personne, parfois relayées par la presse, sont souvent mal captées, ou complaisamment travesties par certains.Par conséquent, il arrive fréquemment que l'on estime que les fauteurs de trouble dans les transports urbains marseillais, ne sont pas les auteurs des agressions sur les traminots, mais plutôt ces derniers. Pour ce qui est du sordide, il est des mentalités qui tiennent davantage de "la famille thénardier", que des préceptes moraux issus de la bienséance.
dennis
Rédigé par: dennis | 12 février 2008 at 19:30