L’amour du prochain : s’en faire une règle ?
Je ne sais pas si c’est parce que je suis Marseillais, mais l’amour du prochain, l’amour de l’autre, l’amour affection guide ma vie. Chacun sait que Marseille est née par amour. Une jeune fille, Gyptis, offre une coupe d’eau fraiche à un jeune homme et, de cette union entre une princesse ligure et le marin grec, une ville va naitre, il y a 2600 ans. Une ville qui débute dans la concorde et l’amour. Quelque fois je m’interroge sur ce qui motive les être humains. Sans être angélique, la question c'est quand même bien d’aimer son prochain, c’est important, et dieu sait si je ne suis pas religieux.
Le sentiment amoureux est fondamental, il crée la passion, l'engagement etc.… Il crée aussi le mysticisme, religieux ou politique, certains engagements politiques sont comme un lien amoureux. Ca vient de religion, qui veut dire « le lien ». Ce qui détermine ce rapport en fait c’est l’amour ? On a ce lien dans « Le Banquet » de Platon, l’expérience de chacun, où ils déterminent ce qu’est Eros, chacun déterminant dans Eros ce qu’est l’idée de l’amour en soi, Socrate disant que l’amour c’est le beau, l’idée du bien et du beau. L’amour est un rapport individuel ce n’est pas un rapport de société, c'est un rapport de l'individu aux autres ou à l'autre, c’est personnalisé. On n’aime jamais les autres « comme ça ». J’aime mes enfants pour eux, personne ne peut toucher à ce rapport d’amour, si tu les touches tu me touches moi. Ce n’est pas de l’altruisme au sens étymologique du terme. On m’a souvent posé la question : « comment fais-tu pour ne pas être religieux et en même temps aimer comme tu le dis ? Tu prononces des mots qui sont des mots que Jésus, Abraham ou Bouddha prononçaient. Comment fais-tu pour être communiste, alors que ce sont des gens qui se battaient contre toute forme de religion ? Comment cela se fait-il que tu ne sois pas religieux alors que tu partages cette émotion très forte ? ». Je n’ai pas été éduqué dans la religion, quelle qu’elle soit je n’ai jamais lu « La Bible » ou « Le Coran » mais cela ne m'empêche pas de comprendre que des êtres humains puissent s’y référer pour y trouver ce lien, cette notion d'amour, comme une raison d'être. Je ne peux pas condamner ceux qui pensent divinité, qui pensent Dieu, ce n’est pas possible, même si moi je n’y crois pas. Moi je n’en ai jamais eu besoin. C’est tout !

Le mot amour ayant aujourd'hui une connotation sexuelle, je préfère le réserver à ma proche famille. Pour les autres je prèfère employer le mot fraternité.
Étant athée, je m'efforce de bannir de mon vocabulaire toutes les expression en rapport avec la religion.
Je ne parle jamais d'amour ni de partage, mais de fraternité et de solidarité. C'est largement suffisant.
delavant@tele2.fr
Rédigé par: Louis BALLESTER | 26 juin 2007 at 16:33