Marseille doit sauver sa réparation navale !
Poumon économique au cœur de l’Arc méditerranéen, le Port Autonome de Marseille est le premier port de commerce en France. D’une santé pourtant fragile, il bénéficie de nombreuses disponibilités lui permettant d’accueillir des activités diversifiées. Avec ses services, ses compétences, ses savoir faire, le Port Autonome de Marseille peut et doit devenir l’une des plaque tournante de la cité Phocéenne. Parmi ses composantes, la réparation navale est un outil majeur des défis d’avenir posés au Port Autonome dans ce qu’il offre de global, d’unique au niveau de ses infrastructures, de sa qualité et de son potentiel d’accueil.
De nombreuses fois malmenée, la réparation navale voit aujourd’hui avec, de l’avis des experts, un doublement de la flotte mondiale des bateaux de plus de 50 mètres d’ici 2010, des perspectives économiques inespérées il y a peu. Avec le fluvial, Marseille possède un atout supplémentaire. Si de telles perspectives devraient augurer d’un avenir heureux, mon inquiétude grandit de jour en jour à l’approche du rendu du jugement par le Tribunal de Commerce le 15 septembre prochain sur la reprise de la CMR conditionnée à la reprise des formes 8 et 9. La hauteur des sommes annoncées, peut-elle permettre la pratique de prix compétitifs avec les autres ports européens et internationaux ? Une augmentation de 280 % qui pourrait immanquablement se répercuter sur le tarif journalier, est-elle raisonnable ? Dans ce contexte, le Port Autonome de Marseille peut-il rester concurrentiel sur le marché en pleine expansion de la réparation navale ? Dans ce contexte, Marseille, notre région peuvent-elles investir dans la formation spécifique et de qualité liée à la réparation navale. Enfin, est-ce que Marseille, sa jeunesse, ne vont-elle pas là de voir s’éloigner une redynamisation économique essentielle à la relance de la formation spécifique liée au cabotage et à l’emploi ? De ces points de vue, je partage totalement les préoccupations des salariés et des acteurs induits du développement économique. Il est temps, il est plus que temps – Marseille en a les moyens - que le premier Port de France donne toute sa place à la réparation navale et créée les conditions d’un développement harmonieux porteur d’avenir.

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