Face à face: le candidat du Front de gauche et celui de l’UMP dans la 5e circonscription confrontent leur projet de société et développent leurs propositions de campagne.
Paru dans "La Marseillaise" d'hier :
La cinquième circonscription des Bouches-du-Rhône sera l’une des plus indécises. Le 6 mai dernier, François Hollande n’y a devancé Nicolas Sarkozy que de 229 voix. Député de ces quartiers de Marseille depuis 1993, l’UMP Renaud Muselier est concurrencé à gauche par la socialiste et ministre chargée des personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti, le candidat du Front de gauche et ancien député des quartiers Nord, Frédéric Dutoit, et sur sa droite par le FN Jean-Pierre Baumann. Afin d’éclairer ses lecteurs sur les enjeux politiques de cet affrontement électoral, « La Marseillaise » a décidé d’organiser un face à face entre Renaud Muselier et Frédéric Dutoit. Courtois mais sans concession, le débat de plus d’une heure a évoqué les dossier les plus sensibles.
Synthèse.
La nouvelle situation politique issue de l’élection de François Hollande inspire aux candidats de l’UMP et du Front de gauche des réflexions bien sûr très contrastées. Pour Frédéric Dutoit, le Front de gauche « avec son excellent résultat malgré le vote utile a participé à chasser Nicolas Sarkozy de l’Elysée. Il a ouvert la porte à une autre politique mais tout reste à faire. »
« On a perdu, j’en prends acte. Mais François Hollande, c’est beaucoup de symboles, de démagogie et un gouvernement au service de son camp : celui des socialistes », estime quant à lui Renaud Muselier avant d’égratigner son adversaire : « François Fillon parlait des syndicats comme "des premiers cocus de la gauche", en réalité c’est vous qui êtes floués. Aucune de vos propositions n’a été prise en compte et je crains pour l’existence de votre groupe à l’Assemblée. Prenez la retraite à 60 ans, avec une mesure symbolique pour les longues carrières François Hollande laisse croire qu’il veut revenir sur notre réforme, or il ne le fera pas. »





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